Moi aussi, je fais de la déco thérapie



Comment créer un univers avec le strict minimum? Insuffler une dose de « feel-good » avec de l’utilitaire?

Alors que je décrochais des dizaines de cadres ornant les murs de notre appartement en ville, j’ai réalisé à quel point je me lançais dans une forme de détox d’objets inutiles. J’étais avide de renouer avec la simplicité pour éviter de m’étourdir dans une pièce chargée de souvenirs qui finissent par me plonger dans la nostalgie.


La galerie de cadres, dans notre appartement en ville

Je l’avoue, avant d'emménager dans notre maison forestière, j’ai flirté avec une poignante envie de tout changer, comme pour souligner à grands traits ce nouveau départ. Alors que je poussais mon Caddie dans les allées du HomeSense, en décembre dernier, j’ai senti de façon viscérale une sorte de frénésie hypnotique où les besoins dominent.

Besoin d’un nouveau set de vaisselles. 

Besoin de vases indolents qui ne font que réfléchir la lumière extérieure.

Besoin de livres pour remplir la bibliothèque. 

Besoin d’une chaise décorative qui ne tolère pas un trop large fessier.

Besoin de crochets pour les manteaux d’hiver (il y en a tant!).

Besoin de linges à vaisselle blancs éclatants pour se rappeler que la pureté existe même quand les casseroles sont impossibles à récurer.

Besoin d’un tapis pour délimiter l’espace entre le séjour et la salle à dîner, tel un grand carré de sable pour s’amuser à méditer pendant 10 minutes tous les matins et se donner bonne conscience.

Besoin d’une télé intelligente. Intelligente parce qu'elle saura nous dire quand il faut éteindre et aller se coucher.

Besoin de coussins. God! J'adore tous ces coussins brodés de messages déculpabilisant sur l’usage d’une troisième coupe de vin: "It’s Winesday!", ahahahahah!

Des coussins et des jetés, pour s'enrouler en momie sur le divan, gaga devant tant de nouveautés.

Jusqu’au lendemain…

Le lendemain, c’est la gueule de bois. Où est mon sanctuaire, mon refuge paisible?

Bien avant la construction de notre maison, nous avions désigné cette petite pièce avec mezzanine, avec la fonction « salon-télé ».


Avant: le salon-télé

Un espace de près de 7 mètres carrés pour s’écraser devant Netflix.  Et le télétravail, lui? Nous étions sourds à cette nouvelle réalité. Le "bureau" était ainsi relégué à une forme de camp de fortune au gré de nos humeurs.

Et si on se concentrait sur un environnement plus propice à notre bonheur, pour travailler à la maison en s’accordant un certain confort?

C’est mon époux qui a fini par me convaincre : « tu te souviens de notre belle table balinaise? Allons la chercher! »

Après: coin travail

Et c’est ce que nous avons fait. Confinés dans nos maisons, il est normal de jeter un œil nouveau sur notre espace pour en évaluer le plein potentiel. Quelle somme de bonheur sommes-nous prêts à nous accorder, non pas pour le « bien-paraître » mais pour le « bien-être »?

J’adore mon coin travail. Je réfléchis aux éléments qui s’ajouteront bientôt avec parcimonie: galerie de photos, tablette ornée de plantes ou miroir pour capter mes humeurs?

Pour le moment, j’ai décoré avec deux créations de mon crû, des broderies. Et une œuvre lumineuse d’une amie que je chéris, l’artiste Lucy Dandurand.


En haut, une oeuvre de l'artiste Lucy Dandurand, à gauche, un couvre-pot en tissus orné d'une broderie, à droite, une photo-souvenir d'un voyage au portugal et une autre de mes oeuvres brodées.


La décoration me transforme parce que je réalise à quel point j’y recherche mes points d’ancrage pour m’imprégner de beauté au quotidien.




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